Je sais pas s’il y a encore des gens qui tombent sur ce lieu mais, quoi qu’il en soit, maintenant, je suis là :
You deep-sea diver.
Peut-être n’avait vous jamais entendu parler de cette compagnie qui fait rêver Nantes régulièrement depuis maintenant plus d’un dizaine d’année, si ce n’est une vingtaine (si mes souvenirs sont bons, la compagnie s’est installée ici en 1989, après que la mairie de Nantes ait répondu à leur appel d’offre, leur fournissant hangar, bureaux et subventions), mais je crois qu’ici, à Nantes, hormis peut-être ceux qui viennent de déposer leurs valises sur le quai de la gare, personne n’est passé à côté de ces morceaux de rêve qu’elle vient nous toujours donner. En effet, Royal de Luxe avait déjà, avec leurs constructions tytanesques – le géant haut d’environs quatre étage, la giraphe, la petite géante arrivée en fusée ou je ne sais quel engin aéro-spatial, l’éléphant, et j’en passe – passionés petits et grands (et surtout grands d’ailleurs) qui se sont encore pressés la semaine dernière pour admirer la dernière création en date des Liliputiens. Je crois bien que la ville entière avait à nouveau quatre ans, se sentait comme à Noël, heureux devant ces cadeaux si immenses qu’il n’aurait pu les espérer. Parce qu’à chaque fois, on a beau les connaître, savoir de quel bois les Royal de Muxe se chauffe, ces derniers maintiennent toujours le mystère, créant un véritable mythe dans lequel chacun à la sensation de se ballader, en attendant plus qu’en appréhendant les surprises. Parce qu’à part quelques points de raliement, la ballade de ces Gullivers revisité est tue, et même, à peine connue de certains membres de l’organisation. Alors on suit, et on se laisse prendre par tout ce jeu qui nous fascine. “Je l’ai suivie pendant une heure et demi finalement, je me sentais un peu idiote seule au milieu de tout ça à pleurer, mais, c’est tellement… Et ces yeux ! “. Elle résume parfaitement.


Autrement, je pouvez aller jeter un coup d’oeil à la To-Do-List.
Clothes That Charm

Je vous le disais tout à l’heure, au plus vite le deuxième article est rédigé, au mieux le monde de porte (oui, oui, vous avez bien lu le monde). Puisque mes craintes évoquées précédement à propos de mon orientation se sont avérées fondées (ce sera bien Paris, mais le Cinéma sera remplacé par Lettres Modernes, et Dieu sait que je troquerais sans aucune hésitation mes cours sur Ronsard contre Esthétique de l’image fixe, ou encore l’étude du cinéma allemant sous le IIIème Reich), j’ai choisis pour noyer ma déception et ma colère de zapper le Baccalauréat pour une journée de plus, voguant sur les rives cybernétiques, concentrant alors mon esprit sur des choses bien plus réjouissante telle que cette série de Paolo Roversi, issue du Vogue Italie de mars 2008, dont je vais tout de suite vous parler.

Je crois véritablement que Paolo Roversi est un de mes photographes favoris, toutes catégories confondues. Chacune des photographies qui m’aient été données à voir et dont il est l’auteur m’ont émue d’une manière ou d’une autre, et reste sans doute ancrée en filigrane dans l’éventail de mes inspirations. De fait, chaque pièce de son oeuvre transmet à elle seule un large panel d’émotions, parfois en contradiction, toujours dans une harmonie et une douceur des plus captivantes. Il y a toujours un énorme travail sur la profondeur de champ, le flou, un jeu entre le suggéré et le montré, qui n’aura de cesse de m’interpeler. Je me souviens encore du premier échantillon que j’ai eu de ces travaux, et de la presque-hypnose dans laquelle me plongeait ce fameux portrait de Natalia Vodianova. Je pourrais rester des journées entières je crois, devant une seule de ses photos, et ils ne sont pas nombreux à pouvoir prétendre à cela.
Je n’ai donc pas été déçue en découvrant la série Clothes That Charm (la totalité du shoot ici), qui en plus de mettre en scène la très jolie Ali Michael que j’ai découvert il y a peu et qui m’a très largement séduite, en plus de traduire toutes les qualités dont Roversi sait faire preuve, est arrivée pile poil à l’heure dans l’emploi du temps des choses qui me font envie. En effet, ces temps-ci je rêve de ces vieilles maisons que rapelle la série, un peu sombre, poussièreuse et pleine de mystère, et d’y voir déambuler une jeune fille gracieuse, sensuelle, quelque peu mystique et effrayante. De même, les tons sombres, de verts et de marrons m’ont ramenée à ces désirs de nature, que je voulais un peu cette femme précédement décrite : pleine de charmes, d’histoires à nous raconter, toutes autant passionantes que malsaines et dérangeantes. Ainsi, la première photographie, avec cet imposant chapeau à fleur, ce regard à peine discernable et ce sein qui s’échappe, m’est apparue un peu comme une synthèse de ces quelques aspirations du moment, et je ne peux m’empêcher d’aller régulièrement m’y replonger.
A Brand New World ?
Le problèle du premier article de blog est sans nul doute bien connu. De fait, qui s’attend sérieusement à lire un premier article qui emplirait ses attentes et qui de surcroît définirait parfaitement le ligne conductrice d’un blog presque encore à l’état d’esquisse ? Chacun sait alors que, pour accrocher le lectorat à nos quelques élucubrations, il faut s’empresser de publier un deuxième, qui, affranchit de toutes les contraintes et de toutes les réticenses liées à la présentation, aurait le dynamisme ésconté. Ainsi, je ne m’étendrais des heures sur le pourquoi de ce blog, vous le comprendrez assez vite je crois, du moins, aussi vite que moi, que ce blog sera voué sans doute à un peu tout et n’importe quoi.

Mais avant tout, ne dérongeons pas aux quelques règles élémentaires de politesse. Peut-être me déciderais-je à dessiner un profil plus conséquent, mais en attendant sachez simplement que vous pouvez m’appeler aussi bien Lucie, Jack, Mon Maître, ou Dieu, et ça m’ira très bien (vous voyez, je suis assez peu contrariante en fait). Je suis encore en Terminale Littéraire pour quelques jours seulement avant d’entamer une vie parisienne pleine de rebondissment à la rentrée prochaine. Ce qui devrait d’ailleurs être confirmé dans un peu moins de quatre heures, et sachez que présentement je pourrais étrangler le premier qui me paraîtrait trop peu désagréable tant la perspective de ne pas obtenir l’exacte filière – Cinéma/Théâtre – que je souhaite me met dans un état de nerfs digne d’un Monk au milieu d’une déchetterie.
NB : Pour avoir les crédits des images, passez votre souris dessus.


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